Collectivités & territoire
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Besançon et le numérique : démarches en ligne, open data, fibre et inclusion

JI

Jimmy Inthalangsy

Fondateur du journal IA Besançon & développeur IA

Façade de l’hôtel de ville de Besançon, avec au premier plan une personne consultant une démarche administrative sur son smartphone

Photo : Besançon, la vieille ville vue depuis les Glacis — Wikipedro, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Payer une facture, signaler un lampadaire en panne, récupérer les horaires du tram ou vérifier si la fibre arrive chez soi : à Besançon, une bonne partie de la relation entre les habitants et leur collectivité passe désormais par un écran. Cet article fait le point sur ce que la Ville de Besançon et Grand Besançon Métropole proposent concrètement en matière de numérique, et sur les portes d’entrée officielles pour s’y retrouver.

Une communauté urbaine et une ville, un seul guichet web

Depuis le 1er juillet 2019, l’intercommunalité bisontine est une communauté urbaine et porte le nom de Grand Besançon Métropole. Elle réunit 67 communes autour de la ville-centre et constitue l’intercommunalité la plus peuplée du Doubs.[1] La Ville de Besançon conserve ses compétences propres (état civil, écoles, espace public…), mais les deux collectivités ont opté pour une présence en ligne commune : les sites besancon.fr et grandbesancon.fr reposent sur la même plateforme et le même portail de démarches.[2]

Pour l’usager, la distinction entre « Ville » et « Métropole » importe finalement peu : le guichet numérique est le même, du renouvellement d’un passeport au calendrier de collecte des déchets.

Les démarches en ligne : ce qui existe aujourd’hui

Le portail « Mes démarches » regroupe quatorze catégories, de l’état civil à l’urbanisme en passant par l’eau et l’assainissement, les élections, le logement ou les subventions aux associations.[1] Parmi les services mis en avant :

  • la demande d’actes d’état civil et les rendez-vous pour cartes d’identité et passeports ;
  • le paiement en ligne de factures ;
  • Besançon Proxim’cité, pour signaler un problème constaté sur l’espace public de la ville-centre (les autres communes passent par leur mairie) ;
  • le plan interactif du territoire, qui superpose les couches cartographiques de la collectivité ;
  • la plateforme participative « Ateliers citoyens ».

Ces services ne prétendent pas à l’exhaustivité — certaines démarches restent au guichet — mais ils couvrent l’essentiel du quotidien administratif, et une catégorie entière du portail est consacrée à l’accompagnement aux démarches pour les personnes moins à l’aise en ligne.[2]

L’open data, une matière première pour les développeurs

C’est sans doute le volet le plus intéressant pour qui construit des applications ou des modèles. Grand Besançon Métropole, la Ville et le CCAS de Besançon alimentent une plateforme commune, data.grandbesancon.fr, qui propose une centaine de jeux de données répartis en une dizaine de thématiques : administration, environnement, transport et mobilité, élections, actes et délibérations, information géographique, citoyenneté et solidarité.[3]

Le réseau de transport Ginko, organisé par Grand Besançon Métropole et exploité par Keolis, y publie ses propres données (bus, tramway) ; ses horaires au format GTFS, complétés par un flux temps réel SIRI, sont également référencés sur le point d’accès national transport.data.gouv.fr.[4] Pour un développeur bisontin, un prototype d’application mobilité ou de tableau de bord environnemental peut donc s’appuyer sur des données locales réutilisables, sans partenariat formel.

Fibre et réseaux : qui fait quoi

Le déploiement de la fibre optique dans le Doubs repose sur deux logiques distinctes. Sur l’essentiel du Grand Besançon (l’ancien périmètre de l’agglomération), on est en zone dite « AMII » : un opérateur privé, Orange en l’occurrence, déploie le réseau sur ses fonds propres, dans le cadre d’une convention avec l’État et les collectivités. Ailleurs, dans les communes moins denses du département, c’est le Syndicat mixte Doubs Très Haut Débit, créé en 2013 à l’initiative du Département, qui porte le réseau d’initiative publique avec l’objectif de desservir l’ensemble des foyers et entreprises de sa zone.[5]

Pour savoir quels opérateurs et quels débits sont disponibles à une adresse donnée — un logement comme un futur local professionnel —, l’outil de référence reste « Ma connexion internet », publié par l’Arcep, le régulateur des télécoms.[6]

Inclusion numérique : l’accompagnement humain

Dématérialiser ne suffit pas ; encore faut-il que chacun puisse suivre. Deux dispositifs nationaux structurent cet accompagnement sur le territoire. Le programme Conseiller numérique, lancé en 2021 et porté par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (en cours de transformation en label en 2026), finance des médiateurs professionnels qui aident les particuliers à prendre en main leurs outils et à réaliser leurs démarches ; une cartographie nationale des lieux d’inclusion numérique permet de trouver la structure la plus proche.[7] Les maisons France Services proposent, elles, un accompagnement gratuit et sans rendez-vous pour les démarches des principaux organismes publics (impôts, retraite, santé, France Travail…).[8]

À Besançon, ces dispositifs viennent compléter les relais de proximité que sont le CCAS, les bibliothèques ou les structures de quartier, et le portail « Mes démarches » renvoie explicitement vers l’accompagnement aux démarches administratives.[2]

Où chercher l’information officielle

Le paysage numérique bisontin n’a rien de spectaculaire, et c’est peut-être sa qualité : les briques sont en place, documentées et accessibles depuis quelques portes d’entrée stables — les deux sites de la collectivité pour les démarches, data.grandbesancon.fr et les portails nationaux pour les données, le syndicat Doubs Très Haut Débit et l’outil de l’Arcep pour la fibre, la cartographie des conseillers numériques pour l’accompagnement.

Les prochaines étapes — enrichissement du catalogue open data, usages de l’intelligence artificielle dans les services publics locaux — restent à observer. Nous y reviendrons sur ce blog à mesure que des éléments vérifiables apparaîtront.

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Sources & références

Les sources citées dans cet article, numérotées dans leur ordre d'apparition dans le texte.

  1. Grand Besançon Métropole et Ville de Besançon — site officiel

    Grand Besançon Métropole · Source officielle · · grandbesancon.fr

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  2. Ville de Besançon et Grand Besançon Métropole — site officiel

    Ville de Besançon · Source officielle · · besancon.fr

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  3. OpenData Besançon — plateforme de données ouvertes

    Grand Besançon Métropole, Ville de Besançon, CCAS de Besançon · Source officielle · · data.grandbesancon.fr

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  4. Réseau urbain Ginko — jeux de données GTFS et SIRI sur le point d’accès national

    transport.data.gouv.fr · Source officielle · · transport.data.gouv.fr

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  5. Syndicat Mixte Doubs Très Haut Débit

    Syndicat mixte Doubs Très Haut Débit · Source officielle · · doubs-thd.org

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  6. Conseiller numérique — Accompagnement et autonomie numérique

    ANCT · Source officielle · · conseiller-numerique.gouv.fr

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  7. France services — site officiel

    France services (ANCT) · Source officielle · · france-services.gouv.fr

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JI
L'auteur

Jimmy Inthalangsy

Fondateur du journal IA Besançon & développeur IA

Développeur IA indépendant depuis une dizaine d'années, il a fondé IA Besançon, un journal à but non lucratif, pour raconter — par passion, et pour la transmettre — ce que le bassin bisontin invente en intelligence artificielle et en tech.

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