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French Tech Night 2025 à Besançon : 20 startups en vitrine et la promotion BFC20 dévoilée

JI

Jimmy Inthalangsy

Fondateur du journal IA Besançon & développeur IA · Mis à jour le

Vue en plongée sur le bâtiment de verre incurvé de la Chambre de commerce et d'industrie (Maison de l'économie) à Besançon, entouré des toits de la ville

Photo : Besançon, la CCI et le lycée Jules Haag — Wikipedro, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Mercredi 19 novembre, la Maison de l'économie de Besançon a accueilli la troisième édition de la French Tech Night[1][3]. Vingt start-up régionales devaient y tenir un stand en showroom, selon le programme diffusé par les organisateurs[2], avant l'annonce de la promotion 2025 du programme French Tech BFC20[3]. Une soirée qui tient lieu, chaque automne, de photographie annuelle de l'écosystème technologique régional.

Une soirée construite en trois temps

L'événement s'est tenu à la Maison de l'économie, siège de la CCI Saône-Doubs, au 46 avenue Villarceau[5], à partir de 17 h 30[2]. La French Tech Bourgogne-Franche-Comté, qui pilote l'opération, la présente comme un « showroom éphémère » destiné à rendre visibles, en une soirée, les entreprises qui façonnent le tissu technologique régional[2]. Le programme diffusé en amont annonçait trois temps[2] :

  • 17 h 30 – 19 h 45 : « showroom géant », où les visiteurs étaient invités à découvrir et à tester les produits et services des vingt start-up exposantes, sous la bannière « Je choisis La French Tech »[2] ;
  • 19 h 45 – 21 h 30 : cocktail dînatoire et remise des trophées du French Tech BFC20 2025[2] ;
  • À partir de 21 h 30 : networking et rencontres entre entrepreneurs[2].

Deux semaines avant la date, les organisateurs indiquaient que les vingt stands affichaient complet et attendaient près de 300 participants — dirigeants, investisseurs et acteurs institutionnels[2]. La page de l'événement évoque, pour sa part, « plus de 350 décideurs » réunis chaque année[1]. Parmi les soutiens, le pôle de compétitivité PMT annonçait sa présence en amont de la soirée[5].

Vingt stands, dont une poignée où l'IA est au cœur du produit

Les exposants annoncés couvraient l'industrie, la santé, l'environnement, la culture et le numérique[2]. Une partie d'entre eux met l'IA au cœur du produit, plutôt qu'en argument commercial. Quatre cas se détachent :

  • Dicte.ai propose un assistant de réunion souverain qui enregistre, transcrit, identifie les interlocuteurs, puis génère comptes rendus et plans d'action, avec hébergement en France, chiffrement et une option sur site (DicteBox)[2] ;
  • Davi développe des agents conversationnels incarnés, combinant IA et affective computing pour, selon son descriptif, « humaniser la relation client » et automatiser les échanges 24 h/24[2] ;
  • Priminov applique l'IA à la traduction en temps réel[2], en cherchant à saisir le sens des échanges « plutôt que de simples mots »[3] ;
  • Wasoria équipe les centres de tri de portiques[2] et de caméras intelligentes[3] capables de détecter en temps réel les objets dangereux — batteries, bonbonnes — pour prévenir les incendies.

D'autres exposants relèvent de l'algorithmique appliquée plus que de l'IA au sens strict : Percevoir, qui valorise une recherche issue du CEA, ou Vibiscus, dont les modules acoustiques sont pilotés par algorithmes[2]. Au programme figuraient aussi Smartesting — que la French Tech BFC présente comme « une expertise bisontine au rayonnement international » — avec ses outils de test logiciel assistés par modèles (Yest®, Gravity), et Trinaps, avec sa ConnectBox, une mallette capable de déployer en quelques minutes un accès Internet multi-réseaux (satellite, 4G/5G, Wi-Fi) pour les événements ou les sites isolés[2].

BFC20 : vingt et une start-up dans la promotion 2025

Le second temps fort de la soirée était l'annonce de la troisième promotion du French Tech BFC20, dont les sélectionnés devaient être dévoilés ce soir-là[4]. Contrairement à ce que suggère son nom, le programme retient 21 entreprises, sélectionnées pour des solutions situées « au cœur des principaux enjeux de souveraineté industrielle et technologique »[3]. Sept départements sont représentés — Côte-d'Or, Doubs, Saône-et-Loire, Haute-Saône, Jura, Nièvre et Territoire de Belfort — et les secteurs cités vont de la greentech à la défense, en passant par la healthtech, la cybersécurité, la robotique et le big data[3].

Plusieurs lauréats croisent Besançon ou l'IA, parfois les deux. Smartesting et Percipio Robotics, cette dernière issue de la recherche française (FEMTO-ST, ISIR) et spécialiste de l'assemblage de très haute précision, figurent dans la liste[3]. Livdeo, éditeur de Dicte.ai, y entre également, de même que Wasoria, Priminov, AUM Biosync — qui modélise les rythmes biologiques des travailleurs en horaires décalés avec une « IA explicable et souveraine » — et Quarks Safety, qui automatise la conformité chimique et environnementale[3].

Ce que le label ouvre concrètement

Le BFC20 n'est pas un prix honorifique : c'est un programme d'accompagnement, ouvert aux start-up implantées en Bourgogne-Franche-Comté qui remplissent au moins un critère d'innovation — financement innovation régional ou Bpifrance, statut de Jeune Entreprise Innovante, passage par un incubateur ou accélérateur régional, ou financement par un fonds d'investissement français ou européen[4]. En contrepartie, les lauréates bénéficient de[4] :

  1. une visibilité régionale et nationale accrue ;
  2. une mise en relation privilégiée avec les acheteurs des administrations publiques ;
  3. un accès au programme BOOSTER 200 pour le développement international ;
  4. un accompagnement du réseau des Correspondants French Tech et l'accès à une veille des opportunités.

Une vitrine, pas un bilan

La French Tech Night reste ce qu'elle annonce : un showroom, avec ses limites. Les descriptifs diffusés par les organisateurs sont ceux des entreprises elles-mêmes, et une remise de trophées ne préjuge ni des levées de fonds à venir, ni de la capacité de ces sociétés à passer à l'échelle. Reste que l'exercice donne, une fois par an, un inventaire lisible de ce qui se construit entre Besançon, Dijon et Belfort — et la confirmation que l'IA y figure moins comme un sujet à part que comme un ingrédient parmi d'autres dans des produits industriels, logiciels ou environnementaux.

Mise à jour — décembre 2025 : le coup de cœur du public revient à un Bisontin

Trois semaines après la French Tech Night, la même équipe régionale clôturait un autre de ses programmes. Le 12 décembre 2025, au Village by CA de Dijon, la promotion French Tech Tremplin Prépa 2025 présentait ses projets. À l'issue des pitchs, le vote de la salle a désigné son coup de cœur : Mehdi Mougin pour SignOn, une solution bisontine de traduction automatique de la langue des signes française.[6]

Sept mois plus tard, la société qu'il a créée dans la foulée figurera parmi les 102 lauréats nationaux du programme French Tech Tremplin Incubation.

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Sources & références

Les sources citées dans cet article, numérotées dans leur ordre d'apparition dans le texte.

  1. La French Tech Night 2025

    La French Tech Bourgogne-Franche-Comté · Source officielle · lafrenchtechbfc.fr

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  2. French Tech Night 2025 : découvrez les startups exposantes !

    La French Tech Bourgogne-Franche-Comté · Source officielle · · lafrenchtechbfc.fr

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  3. Découvrez la troisième promotion du French Tech BFC20 !

    La French Tech Bourgogne-Franche-Comté · Source officielle · · lafrenchtechbfc.fr

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  4. French Tech BFC20 — programme d'accompagnement

    La French Tech Bourgogne-Franche-Comté · Source officielle · lafrenchtechbfc.fr

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  5. PMT Propulseur est partenaire de la French Tech Night 2025 !

    PMT — Pôle des Microtechniques · Source officielle · pmt-innovation.com

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  6. Clap de fin pour la French Tech Tremplin Prépa 2025 : une promotion inspirante célébrée au Village by CA Dijon

    La French Tech Bourgogne-Franche-Comté · Source officielle · · lafrenchtechbfc.fr

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L'auteur

Jimmy Inthalangsy

Fondateur du journal IA Besançon & développeur IA

Développeur IA indépendant depuis une dizaine d'années, il a fondé IA Besançon, un journal à but non lucratif, pour raconter — par passion, et pour la transmettre — ce que le bassin bisontin invente en intelligence artificielle et en tech.

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